Patrick Luxembourger, Michel Dufraisse, Nathalie Colin-Oesterlé, François Dellarosa

Le Nouveau Centre ambitionne de relever les valeurs et l’électorat de l’ancienne UDF. Nathalie Colin-Oesterlé, présidente du mouvement en Moselle et Michel Dufraisse, son alter-ego de Meurthe-et-Moselle, ont tracé leurs projets pour la Lorraine à la faveur d’une conférence de Presse à la brasserie Flo de Metz.

Centristes, humanistes et européens, les responsables et militants du Nouveau Centre abordent la politique avec la force de leurs convictions. Résolus à incarner les valeurs bafouées par le changement de cap de François Bayrou, ils sont déterminés à relever le fonds de commerce de l’ex-UDF. La meilleure façon d’y procéder étant de s’aligner pour la bataille des régionales, ses responsables ont tenu une conférence de Presse à Metz.

L’occasion pour Nathalie Colin-Oesterlé et Michel Dufraisse, également adjoint aux finances du maire de Nancy, de donner le ton : « Nous entendons retrouver le nombre des élus UDF de 2004 soit près d’une centaine. En Lorraine, nous sommes d’ailleurs la troisième force. A mon sens, si le Président de la République veut réussir son pari pour la France, il doit l’accomplir sur deux jambes. Nous ne sommes les porteurs d’eau de personne ». Voilà qui est net de la part des têtes de file du mouvement en Lorraine :  il faudra compter avec eux. En particulier lors du bouclage définitif de la liste de la majorité présidentielle : « Au début janvier 2010, nous devrions connaître la position de nos candidats dans le premier tiers de la liste. Le reste viendra à la mi-janvier ».

Former pour rebondir

La Région est pour l’instant le point focal du Nouveau Centre. Pour sa responsable de Moselle « Le conseil régional doit se recentrer sur l’essentiel que sont la formation des chômeurs et des apprentis, le développement économique et les transports. Il doit cesser de se disperser. En ces temps de crise, chaque Euro dépensé, doit être un Euro utile. » Même si le thème de la formation semble peu sexy aux yeux de l’opinion, pour des Lorrains plus impactés par la crise que le reste de la France, elle est la clé du rebond. Y compris sur le terrain transfrontalier. Le député européen Nouveau Centre, Damien Abad, défend d’ailleurs l’idée d’un dispositif <Erasmus> pour les apprentis.

« Au cours de la mandature qui s’achève, la Région a privilégié autre chose. Revenons au cœur de métier » sanctionne Nathalie Colin-Oesterlé. Même approche de la part de Michel Dufraisse : « Nous voulons que la Région travaille dans ses compétences. Trop d’argent a été prélevé sur les Lorrains au cours de ces six années. J’en appelle d’ailleurs à la règle d’or financière, qui veut que l’on n’emprunte pas pour du fonctionnement, mais uniquement pour des opérations qui produisent de la richesse ».

En site propre le long de l’A-31

Aucun des deux protagonistes n’a de mots trop durs pour condamner le projet de gare d’interconnexion TGV à Vandières : « Inutile, trop chère et trop tard. Avec 100 M€, il y a autre chose à entreprendre. Nous constatons que Jean-Pierre Masseret s’est fait élire en 2004 sur ce projet de Vandières et sur la mise à deux fois trois voies de l’A-31. Six ans plus tard…toujours rien ».

Sur ce terrain des transports, la problématique majeure à laquelle la Lorraine est confrontée réside dans le fait transfrontalier. Plus de 74 000 Lorrains vont tous les jours travailler au Luxembourg. Patrick Luxembourger, maire Nouveau Centre de Terville, revient sur un projet qui lui est cher : « Il faut créer une liaison ferrée en site propre entre Thionville et Luxembourg en longeant l’autoroute. Elle coûterait le prix de Vandières avec ses options. Mais à la différence de cette gare dont la fréquentation est douteuse, cette infrastructure permettrait d’acheminer jusqu’à 40 000 voyageurs par jour. L’étude a été conduite et elle a montré la validité du projet qui irait se repiquer sur le futur tram de Luxembourg. En partant du secteur Terville-Florange, avec des haltes à Metzange, Kanfen et Bettembourg, nous pourrions ouvrir autant de pôle de structuration économique du territoire ». Voilà une réponse pratique au défi transfrontalier et une offre de service véritable à tous ceux qui chaque jour le vivent.

Le Nouveau Centre ne se paye pas de mots. Il avance avec des projets utiles aux Lorrains et à leur bien être futur.

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