A deux c’est bien, à quatre c’est mieux !

Si la volonté des Maires de Metz et de Thionville de rapprocher les deux agglomérations part d’un bon sentiment (on peut en tous cas l’espérer…), on ne peut que s’étonner de leur manque de clairvoyance sur les atouts qui nous permettraient de nous hisser au rang des métropoles françaises qui comptent en Europe.

Se limiter à une relation bilatérale Metz – Thionville est une aberration. Nous ne pouvons pas faire abstraction de la coopération renforcée avec Nancy et du paramètre transfrontalier, les deux nous permettant de révéler une vraie spécificité et de conférer à notre ambition métropolitaine une identité singulière.

Pour compter et développer notre attractivité, c’est d’un dialogue ouvert et transparent avec l’ensemble de nos partenaires dont nous avons besoin. Enseignement supérieur et recherche, santé, développement économique, culture… Nos concitoyens pratiquent déjà dans leur vie quotidienne la « métropole transfrontalière » : Ils consomment des services de santé ici ou là, font leurs études ici ou là, pratiquent des activités culturelles ici ou là, et pour ce faire, utilisent les routes, autoroutes ou les transports publics, l’ensemble de ces pratiques ayant un impact direct sur l’organisation du territoire.

Il est un second paramètre qui doit impérativement être pris en compte parce qu’il s’appuie sur la réalité de l’activité économique aujourd’hui : c’est celui de l’emploi frontalier, avec 70 000 lorrains qui tous les jours franchissent la frontière pour aller travailler au Luxembourg. Ne pas tenir compte de cette réalité socio-économique fondamentale revient à nier le poids de l’économie transfrontalière, qui conditionne pourtant notre développement commun, alors que le Luxembourg est le 3ème pôle d’emploi des Lorrains après Nancy et Metz.

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