Comme Dominique Gros candidat à la mairie de Metz avait succédé au salon de coiffure en ces murs de la rue du Faisan à Metz, voici que Laurent Hénart y dépose son sac, le temps d’une campagne électorale. Le siège porte-t-il chance ? En tout cas, le premier indice favorable y a été l’affirmation d’une réelle volonté d’union.

Premier acte de campagne pour la liste de Laurent Hénart qui intègre cinq candidats du Nouveau centre, l’inauguration d’un siège dédié. Dans les voies piétonnes de Metz pourtant coutumières de l’animation, la rue de Faisan a vécu un véritable attroupement. Car malgré sa taille généreuse, l’ancien magasin ne suffit pas à accueillir colistiers et militants. Heureusement, la météo est propice et le débord de participants plutôt à l’aise pour tenter d’entendre les interventions.

Aux côtés de Laurent Hénart, il y a Anne Grommerch et Jean-Luc Bohl, ainsi que le vosgien Gérard Cherpion rejoints par les députés Marie-Jo Zimmermann et François Grosdidier.

« La Moselle a dérouillé »

Un rassemblement qui, en d’autres temps et lieux aurait pu être chargé d’orage et que Marie-Jo Zimmermann a, avec intelligence et finesse, transformé en un moment d’union. « Nous vivons un moment de réconciliation ici à Metz pour un combat qui n’est pas facile et qu’il convient de mener en passant par-dessus les rancunes. Je suis fière de cette liste » indique la député de Metz avant de poursuivre : « La Moselle a beaucoup dérouillé et Jean-Luc Bohl, représente clairement ici la région messine au cœur de la Moselle. Souhaitons que ce climat favorable en ce local le soit aussi pour un candidat à la mairie de Metz en 2014 ! »

Chaleureusement applaudie pour cette intervention, Marie-Jo Zimmermann a enfin glissé « Metz fait partie intégrante de la Lorraine ». Dans la salle, parmi beaucoup d’autres, Claire Francfort, présidente du parti radical et Nathalie Colin-Oesterlé, présidente du Nouveau-Centre ou encore Alain Missoffe ont savouré cet instant d’union.

Pas de déménagements

Invitant l’assistance « au débat et au combat » Laurent Hénart a indiqué à sa consœur député qu’il a bien reçu son message : « Nous allons créer un pacte-métier pour permettre aux Lorrains de retrouver le chemin de l’emploi et nous aurons un vrai pacte en faveur de la Moselle, qui plus encore a été confrontée aux drames industriels, aux désengagements des armées et à l’absence de réactivité des socialistes ».

Laurent Hénart devant une foule conquise

Et afin que toute ambiguïté puisse être levée à son égard de la part des Mosellans, Laurent Hénart a asséné « je veillerai à ce que la Préfecture de Région reste bien à Metz et que l’on ne compte pas sur moi pour déménager les services à Nancy ou ailleurs. Contrairement à Jean-Pierre Masseret, qui avec son collègue Dinet œuvre dans la coulisse pour transférer les services économiques dans l’espace central ».

Vient donc le temps de l’exorde politique : « Qu’ont donc fait les socialistes à la Région alors que la Lorraine, plus que les autres régions de France subissait les effets de la crise ? Ils ont dû oublier quelque chose. En 2004, à la fin du mandat de Gérard Longuet, la Lorraine était la seconde région de France pour l’accueil des investisseurs. Aujourd’hui elle est au 10e rang. Pour redresser la barre, nous allons mener une campagne pied à pied. Le 14 février, nous présenterons notre projet. Nous voulons nous occuper de la Lorraine et des Lorrains ».

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