L’Etat et les partenaires sociaux (à l’exception de la CGT) viennent d’annoncer un plan exceptionnel visant à prendre en charge les 325.000 chômeurs en fin de droits.

Ce plan, intitulé « Rebond pour l’emploi » représente 705 millions d’euros de nouveaux financements répartis entre l’Etat (286 M€), l’Unédic (286 M€) et le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (133 M€).

Dans ce « dossier très compliqué », Laurent Wauquiez et les partenaires sociaux sont arrivés à un « équilibre » qui comprend plusieurs grandes mesures :

  • 70 000 personnes bénéficieront d’une formation rémunérée,
  • 170 000 personnes se verront proposer des contrats aidés,
  • 50 000 contrats initiatives-emplois seront proposés,
  • 120 000 contrats d’accompagnement pour l’emploi bénéficieront aux chômeurs.

Ce plan prévoit également une aide exceptionnelle pour l’emploi de 460 euros par mois pour une durée maximale de 6 mois, versée aux chômeurs lorsque d’autres solutions n’auront pu être proposées par le pôle emploi.

Le gouvernement et les partenaires sociaux ont également sollicité les Conseils Régionaux afin que ceux-ci participent à hauteur de 133 M€ pour financer la formation de 20.000 personnes supplémentaires, dans la mesure où, rappelons le, la formation relève du « cœur de compétence » des régions.

Mais, dans un communiqué en date du 16 avril, l’Association des Régions de France a décidé clairement de ne pas répondre à l’appel gouvernemental traduisant ainsi dans les faits, ce que nous avions dénoncé tout au long de la campagne, une posture idéologique qui consiste à vouloir ériger les régions socialistes en véritables contre-pouvoirs locaux.

Alors que la situation au regard de l’emploi est tout simplement inacceptable pour nombre de nos concitoyens, les régions socialistes n’hésitent pas à appliquer la « Doctrine » élaborée par la première Secrétaire du Parti Socialiste, Martine Aubry, et à contrecarrer une fois encore tous les efforts menés par le gouvernement pour rendre les effets de la crise moins dévastateurs.

Cette attitude est purement irresponsable et nous la dénonçons fermement.

Mais qu’en sera-t-il dans notre région particulièrement touchée par la crise ? Que décidera Jean-Pierre Masseret, alors même qu’en 2010 les crédits consacrés par le Conseil Régional de Lorraine à la formation des demandeurs d’emploi ont diminué de près de 4 M€ ? Dans un contexte économique sans précédent, Jean-Pierre Masseret répondra-t-il présent à ce rendez-vous et assumera-t-il ses responsabilités en accompagnant le gouvernement dans la mise en œuvre de ce plan d’aide d’urgence ?

Jean-Pierre Masseret l’a annoncé, la « sécurisation des parcours de vie » des lorraines et des lorrains sera un axe fort de son second mandat. Le gouvernement lui donne l’occasion de passer, enfin, des promesses aux actes !

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