Ira, ira pas ? Telle était l’unique préoccupation des journalistes et observateurs présents les 12 et 13 juin dernier au congrès du Nouveau Centre à Tours.

A leur grand regret, sans doute, mais à l’immense satisfaction des nombreux militants et sympathisants centristes qui avaient fait le déplacement, ce n’est pas de candidat à la présidentielle de 2012 dont il a été question mais bien de projet et de valeurs.

Valeurs autour desquelles la famille centriste, dans son ensemble, sera appelée à se rassembler et qui constitueront le socle du projet qui sera porté par le centre lors de la prochaine campagne des présidentielles.

Car en effet, n’en déplaise à certains de nos amis de la majorité présidentielle, il y aura bien un candidat centriste en 2012. Non pas parce que c’est une constante depuis que le président de la République est élu au suffrage universel direct, mais bien parce que « nous rêvons tous d’une Europe allant vers une puissance politique, d’une société apaisée et qui porte en elle l’éthique de la responsabilité, d’une France plus reconnaissante à l’égard de celles et ceux qui, chaque jour, tissent le lien social ».

D’ailleurs, dans un récent sondage Opinion Way/le Figaro, les Français n’ont ils pas plébiscité le principe d’une candidature centriste en 2012, et ce au grand dame des commanditaires de l’enquête ? Les Français aspirent aujourd’hui à voir des femmes et des hommes qui font de la politique « par passion pour les autres » et qui fondent leur engagement sur l’écoute, le partage et le rassemblement.

Mais, comme l’a fort justement exprimé Hervé Morin, la famille centriste va devoir faire face à de nombreuses pressions, voire même à des défections, mais elle devra tenir bon et répondre présente aux exigences que requière la situation : « Le choix se posera de façon extrêmement binaire, entre exister par la seule volonté du Prince qui, par nature, est réversible donc fragile, et celui d’exister par nous même en ayant démontré par les urnes que le Centre, ce sont des idées, que c’est un projet et que ce sont des électeurs. »

Retrouvez l’ensemble des vidéos et interventions du Congrès sur le site du Nouveau Centre

Par ailleurs, au cours du congrès national, le bureau politique a été mis en place. La fédération de Moselle y sera représentée par Grégory Boyer, secrétaire départemental, qui a été élu en tant que titulaire sur la liste du député Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre. Nathalie Colin-Oesterlé, présidente de la fédération de Moselle, y siègera en tant que membre de droit.

Les coulisses …

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