Le Parlement Européen a adopté mercredi 20 octobre le principe de l’allongement du congé de maternité minimal dans l’Union Européenne. Aujourd’hui, la durée minimale fixée par l’Union européenne est de 14 semaines, les Etats restant libres d’allonger ce délai s’ils le souhaitent. Or les députés européens ont voté cette semaine en faveur d’un allongement à 20 semaines.

Outre le fait que cette décision représente pour les Etats membres un surcoût de plusieurs milliards d’euros (1,3 Milliard d’€ pour la France), elle est surtout contreproductive sur le travail féminin, les recruteurs risquant de leur préférer  des hommes non susceptibles d’être absents aussi longtemps.

Un congé de maternité à taux plein de 20 semaines risque ainsi de limiter l’accès des femmes au marché du travail.

Cette décision est à contre-courant de ce que doit être une politique familiale renouvelée, favorisant le bien-être des millions de femmes européennes qui aspirent, avec les pères, à mieux concilier vie familiale et vie professionnelle.

Nous pensons qu’il serait préférable, à l’allongement du congé maternité, de consacrer des moyens financiers plus importants dans le développement des structures d’accueil des jeunes enfants et les modes de garde alternatifs tenant compte des besoins des familles (crèches d’entreprises, crèches aux horaires atypiques, …).

Par ailleurs, au retrait d’activité nous préférons des solutions permettant de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale pour les deux parents (ex. un congé parental plus court, mieux rémunéré, partagé éventuellement entre les deux parents), en  nous appuyant sur les entreprises et en les aidant à mettre en  place de véritables politiques de parentalité.

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