Philippe Vigier, Secrétaire général du Nouveau Centre, estime que la question de la dépendance reste une priorité à assumer malgré la crise. Il ne s’agit pas uniquement d’une question financière mais de la dignité des personnes âgées et handicapées.

 

Promise depuis 2007 par le gouvernement, la réforme de la dépendance est remise à demain depuis maintenant trop longtemps. Tous nos concitoyens qui sont aujourd’hui confrontés, de près ou de loin à la question du grand âge et du handicap, peuvent constater les limites d’un système à bout de souffle.

Dans la crise que nous traversons, il y a des choix courageux à faire et des priorités à assumer. La dépendance n’est pas simplement une question financière. Il s’agit avant tout de la dignité des personnes âgées et handicapées.

Un grand débat national a été organisé. Le gouvernement doit maintenant tenir ses engagement et s’attaquer à cette question essentielle, car le constat est clair : les conseils généraux sont étranglés par le coût de l’APA, le reste à charge atteint des niveaux insoutenables pour les familles.

Les Français attendent aujourd’hui qu’on leur garantisse une prise en charge de qualité, que le véritable parcours du combattant auquel sont confrontés les personnes dépendantes soit simplifié, et que les familles et les aidants soient mieux accompagnés.

Le Nouveau centre à donc formulé des propositions claires : il faut mettre en place une nouvelle gouvernance et des modes de financements pérennes qui permettent d’apporter une réponse globale à la question de la dépendance.

Le financement de cette réforme devra reposer sur deux piliers : d’une part, une hausse modérée de la CSG et d’autre part, la mise en place d’une système assurantiel universel et mutualisé qui soit obligatoire et encadré strictement par un cahier des charges.

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