Communiqué de presse de Nathalie Colin-Oesterlé, conseillère municipale de Metz et conseillère régionale de Lorraine

La Moralisation de la vie publique est un débat qui dépasse les clivages partisans et dont chacun des deux candidats à l’élection présidentielle s’empare aujourd’hui, à juste titre.

Ce qui en revanche est propre à la gauche, c’est cette manière de donner des leçons à la droite sur son éthique, notamment au plus haut niveau de l’Etat.

Comme je l’ai dit jeudi soir au conseil municipal, cette moralisation doit commencer à l’échelon local, avec le respect des valeurs républicaines, dont l’Egalité est portée haut et fort par chacun d’entre nous.

Je suis effectivement choquée lorsqu’un adjoint de Monsieur Gros se fait embaucher par l’UEM, société détenue à 85% par la Ville de Metz. Tout aussi choquée lorsque sa compagne est embauchée par le service des mairies de quartiers. Et encore choquée par cette forme de népotisme qui règne tant au conseil régional qu’au groupe socialiste du conseil général.

Ils auront certainement tous de bonnes raisons d’avoir été embauchés, eu égard à leurs compétences et leurs diplômes….Mais ils ont surtout la chance d’être élus socialistes , ou d’être « le fils de », « la fille de » ou « la compagne de »….

Ces pratiques vont à contresens de la moralisation et de l’Ethique dont la gauche se réclame, accusant ses adversaires politiques d’ « amitiés » et de favoritisme. « Charité bien ordonnée commence par soi même »

Et non monsieur le Maire je n’ai pas perdu une occasion de me taire, et je continuerai à me battre contre le silence assourdissant entourant ces pratiques d’un autre temps. Quelles que soient les intimidations.

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