Communiqué de presse de Nathalie Colin-Oesterlé, conseillère régionale.
 

Vendredi, à l’abri de la presse et du public, Jean Pierre MASSERET confisque le débat démocratique sur des sujets aussi importants que la construction de la gare de Vandières, la reconversion de la gare de Louvigny ou le devenir de l’aéroport régional… Comme si les Lorrains n’avaient pas à être informés sur des sujets aussi cruciaux pour notre Région et connaître les arguments (pour ou contre) des élus régionaux.

Il y a aujourd’hui au moins 4 raisons de dire NON à Vandières :

1. Le coût :

Le coût ferroviaire estimé aujourd’hui est de 100 à 120 M€ (Doublement des voies du viaduc et transfert des voyageurs par ascenseurs sur un dénivelé de 15m entre la gare TER et celle du TGV installée sur le viaduc). Et personne ne parle du coût complémentaire pour aménager les infrastructures routières (accès, parking,…) et le déménagement probable des entreprises installées en fond de vallée.

2. Le risque de suppression des lignes Metz Paris ou Nancy Paris au départ des gares intra muros :

Une belle gare connectée TER/TGV à Vandières n’amène pas à une diminution du nombre des dessertes actuelles de Metz et Nancy vers Paris… Or dans un contexte de tension sur les péages des lignes à grande vitesse dont est taxée la SNCF (augmentation de 500 M€ en 6 ans avec une nouvelle hausse de 7,5% en 2013), le risque réel c’est bien de voir la SNCF demander aux lorrains de prendre le TER jusqu’à Vandières pour se rendre à Paris. (hormis les 5 dessertes contractuelles Luxembourg- Paris).

3. La faible part de l’interconnexion dans la fréquentation du TGV :

La part liée à la gare d’interconnexion Lorraine ne représente que 4% de la fréquentation du TGV, l’essentiel étant lié aux liaisons des gares régionales vers Paris. Dans l’hypothèse de Vandières, les études estiment à 32% seulement la part des clients qui y accèderaient par le TER. Donc près des 2/3 utiliseraient leur véhicule.

4. La reconversion de la gare de LOUVIGNY vers une activité FRET :

C’est une loufoquerie dans un contexte de crise du fret ferroviaire en France actuellement, de l’absence de marché et de la structure même du bâtiment.

Autant aurait-on pu concevoir à l’origine, dans un cadre d’aménagement du territoire, une gare connectée au réseau TER, autant aujourd’hui le système fonctionne nonobstant les positions de la Région Lorraine qui supprime la desserte routière tout en maintenant celle de l’aéroport et du tri postal.

La gare de Vandières, c’est un projet politique basé sur un dogme écologiste erroné qui ne résiste pas à une analyse rationnelle, sans parler de l’augmentation de la fiscalité aux dépens des lorrains. Ils ont payé une gare qui donne satisfaction, ça suffit !

Ces centaines de millions d’euros seraient certainement plus utiles pour participer à la remise à niveau des infrastructures de certaines lignes TER ou encore pour poursuivre les études pour une desserte Lorraine vers le Sud en gagnant la branche Sud de la LGV Rhin-Rhône.

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