Le nouveau Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, a annoncé mardi toute une série de mesures visant à moraliser la vie parlementaire et à limiter les dépenses de fonctionnement de l’Institution.

Si nous pouvons que nous réjouir des annonces faites pour rendre plus transparente l’utilisation de la « réserve parlementaire » laquelle fera désormais l’objet d’une répartition équilibrée entre les groupes et d’une publication du choix des députés chaque année, que penser en revanche de la baisse de 10% de l’indemnité pour frais de mandat ?

En effet, conformément à sa pratique depuis son arrivée au pouvoir, la gauche veut nous faire croire, par l’annonce de mesures autant symboliques que démagogiques, qu’elle incarne la rupture et la modernité, et qu’elle répond ainsi aux attentes de nos concitoyens en matière de transparence et de rénovation de la vie politique.

Or en l’espèce, les bonnes intentions ne font pas les bonnes réformes !

Nous regrettons avec vigueur que Mr Bartolone n’ait pas donné suite aux propositions formulées par le député Nouveau Centre de la Marne, Charles De Courson, qui réclame la fiscalisation d’une partie de l’indemnité des députés qui n’est pas utilisée à des fins professionnelles.

Aujourd’hui, 44 millions d’euros dépensés chaque année au titre de l’Indemnité Représentative pour Frais de Mandat (IRFM), à des fins professionnelles ou non, ne sont pas contrôlés.

La proposition de Charles De Courson, si elle avait été retenue, aurait ainsi constitué la première pierre en faveur d’un contrôle et d’une sanction en cas de non-respect du bon usage de l’IRFM.

Pas certain que nos concitoyens auxquels on demande de faire des sacrifices, apprécient longtemps encore que les parlementaires, qui se doivent pourtant d’être exemplaires, continuent ainsi à échapper au principe républicain d’égalité devant l’impôt.

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