Communiqué de presse de Nathalie COLIN-OESTERLE, président de la fédération départementale du Nouveau Centre, conseillère municipale de Metz

L’exclusion de METZ BORNY par le ministre de l’intérieur, Monsieur Manuel VALLS, des zones de sécurité prioritaires est un très mauvais signal envoyé aux 17.000 personnes vivant dans ce quartier. Elles méritent pourtant toute l’attention que les pouvoirs publics doivent porter à une population fragilisée par une insécurité grandissante.

Ce quartier, reconnu comme une plaque tournante de la drogue au niveau européen, est pourtant exclu des 64 zones devant permettre au ministère de la justice et au ministère de l’intérieur de lutter « en partenariat contre la délinquance la plus ancrée dans ces quartiers et confrontés à des problèmes d’économie souterraine, cambriolages ou à des trafics ».

Selon l’Intérieur et la Chancellerie, cette seconde vague de ZSP (49 nouvelles zones après les 15 premières créées en septembre dernier) s’appuie sur une demande venant du « terrain », via les procureurs et les préfets qui avaient été sollicités afin de faire « remonter les demandes ».

On pouvait supposer, après avoir entendu le maire de Metz vanter ses relations très privilégiées avec le ministre de l’intérieur lors du dernier conseil municipal, que les demandes venant du terrain étaient suffisamment convaincantes pour être entendues.

Il n’en est rien.

BORNY est aujourd’hui la grande oubliée, et les habitants des laissés-pour-compte alors que la situation dans ce quartier est extrêmement préoccupante.

Je demande à Dominique Gros d’user de ses « excellentes » relations avec Manuel VALLS pour modifier la donne et bénéficier d’une session de rattrapage !

et pourtant il y a quelques mois le procureur de la République de Metz avait une toute autre analyse de la situation …

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