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Communiqué de presse de Nathalie Colin-Oesterlé, conseillère régionale de Lorraine, Présidente de la fédération de Moselle du Nouveau Centre

Le rapport de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) sur « Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels » relance, particulièrement en Lorraine, le débat autour de l’exploitation des gaz d’argilite (« gaz de schiste ») et du gaz de couches de charbon.

Il y a quelques mois, j’avais déjà saisi l’occasion de la remise du rapport Gallois pour plaider pour un encouragement de la recherche dans ce secteur afin « de créer les nouvelles technologies d’extraction qui permettront, demain, de renforcer notre indépendance énergétique », et offrir ainsi de véritables perspectives de développement économique aux anciens bassins miniers de notre région.

Selon les rapporteurs, le gaz de couches pourrait « créer en Lorraine 300 à 400 emplois directs et 600 à 800 emplois indirects, sans compter les emplois induits, à terme, par l’implantation d’industries consommatrices de gaz à proximité ».

Par conséquent, je me réjouis de voir qu’un certain consensus politique existe aujourd’hui autour de l’exploitation des gaz de couches de charbon en Lorraine, puisque, comme l’ont rappelé les chercheurs de l’UMR G2R de l’Université de Lorraine*, « les conditions sont favorables à leur exploitation sans recours à la fracturation hydraulique ». Avec une trentaine de centres de production disposant chacun de 15 puits, la production totale lorraine de gaz pourrait atteindre en moyenne 12 millions de m3 de gaz par jour.

En revanche, la Lorraine, prenant appui sur les conclusions du rapport de l’OPECST, ne doit s’interdire ni d’évaluer les ressources en gaz de schiste présentes dans son sous-sol, ni d’accompagner la recherche afin de tester des techniques alternatives à la fracturation hydraulique, et tout doit être mis en œuvre dans notre région afin d’y parvenir.

J’attends du Président du Conseil Régional de Lorraine qu’il soutienne ce « potentiel » dans le cadre du « Contrat Particulier Etat Region 2014-2016 » en cours d’élaboration.

Dans un contexte économique et social morose, la Lorraine dispose aujourd’hui d’incroyables atouts pour amorcer le développement d’une nouvelle filière industrielle, en s’appuyant à la fois sur la richesse de son sous-sol et la qualité de la recherche universitaire en la matière.

Exemplaire avec le projet LIS**, qui ouvrira des perspectives inédites de valorisation du CO2, la Lorraine doit devenir pionnière dans l’exploitation des ressources en hydrocarbures non conventionnels en France.

* Rapport sur le projet de production de gaz de couches de charbon par la compagnie EGL en Lorraine, Novembre 2012
** Low Impact Steel, en remplacement du projet ULCOS

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