Communiqué de presse de Nathalie Colin-Oesterlé, conseillère municipale de Metz, conseillère régionale et chef de file UDI à Metz

Ce matin à la lecture de l’édition du Républicain Lorrain je m’interroge sur les motivations qui conduisent subitement le Président du Conseil Régional de Lorraine à se faire menaçant à l’encontre de la Direction du Centre Pompidou Metz, au risque de remettre en cause le fonctionnement même de cet équipement culturel.

Nul doute que les Lorrains auraient souhaité qu’il use de la même autorité lorsqu’il s’est agi de mettre GECI face à ses obligations … au moment de récupérer les 21 millions d’euros d’avances remboursables versés par les contribuables lorrains et dont plus personne n’entend parler !

Sur le fond, en tant que membre du Conseil d’Administration du CPM, je pense qu’il y a effectivement une réflexion à mener sur l’intérêt que présenterait une collection permanente notamment dans les périodes transitoires entre deux expositions temporaires.

En revanche, que dire des menaces proférées par Jean-Pierre Masseret ? Lors des différents Conseils d’Administration, il me semble pourtant n’avoir jamais entendu le représentant du Conseil Régional de Lorraine remettre en cause les choix de programmation du Directeur du musée ou l’évolution des dépenses de fonctionnement. De même lorsqu’il a fallu voter l’acquisition de 300m2 supplémentaires de bureaux dans la ZAC de l’Amphithéâtre (1 million d’euros), j’ai été la seule à dénoncer cet investissement, dont la pertinence reste à démontrer, et les charges supplémentaires de fonctionnement induites par ces nouveaux bureaux !

Si l’on ne peut nier la réalité des difficultés que traverse aujourd’hui le Centre Pompidou Metz, les solutions d’un redressement doivent également être trouvées dans la recherche permanente d’une maîtrise stricte des dépenses de fonctionnement, ainsi que dans la redéfinition de la politique tarifaire actuelle (1/3 seulement de billetterie payante, 2/3 gratuite …), dont l’inefficacité économique n’est plus à démontrer.

A quelques mois des élections municipales, je ne peux m’empêcher de penser que cette « sortie » tonitruante de Jean-Pierre Masseret n’est pas dénuée de toute arrière-pensée politique afin de préparer le terrain de la ministre future candidate à Metz … mais la ficelle est particulièrement grosse et les Messins ne sont pas dupes.

Madame Filippetti se réveille un peu tard … Députée de Moselle depuis 2007, et élue députée à Metz en 2012, il serait temps de faire le bilan de son action en tant que parlementaire et aujourd’hui en tant que Ministre !

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