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Nathalie COLIN OESTERLE Emmanuel LEBEAU NathalieGRIESBECK

L’UNION EN MARCHE

Organise

UNE RÉUNION-DÉBAT SUR
LA MISE EN PLACE DE LA REFORME DES RYTHMES
SCOLAIRES AU SEIN DE LA VILLE DE METZ

Comme annoncé lors de la conférence de presse commune du 15 novembre
2013, tous les Messines et les Messins sont conviés à une réunion-débat sur le
premier bilan de la mise en place des rythmes scolaires à Metz.

Cette réunion aura lieu le vendredi 29 novembre 2013 à 20h
au Centre Socioculturel de la Corchade
37 Rue du Saulnois 57070 Metz.

A l’issue de cette présentation vous pourrez échanger et débattre avec les membres de l’équipe, sur leur vision pour Metz et les Messins.

J-7 : Rencontre avec Jean-Claude Galilé, candidat du Nouveau centre – dernière partie

 

Les départements ont en charge les collèges, quel est votre point de vue sur la suppression des postes d’enseignants dans l’académie de Nancy-Metz et que comptez-vous faire concrètement ?

Il est incontestable que notre académie paie aujourd’hui un lourd tribu dans le cadre des restructurations annoncées, mais je regrette la récupération politique qui s’en est suivie.

La politique éducative est une question excessivement complexe qui ne peut se résumer à une simple question de moyens, lesquels ont tout de même doublé en 20 ans et représentent aujourd’hui le 1er poste budgétaire de l’Etat.

Cette réduction s’explique avant tout par la diminution du nombre d’élèves. Mais elle doit cependant prendre en compte les spécificités de chaque territoire et de chaque établissement.

Je serai par conséquent très attentif  à ce que cette réduction n’aboutisse pas à des classes surchargées en effectifs, tout particulièrement dans les zones d’éducation prioritaire.

Par ailleurs, je suis favorable à une plus grande autonomie des établissements afin que ceux-ci puissent multiplier les expérimentations et initiatives pédagogiques innovantes, et notamment celles de nature à renforcer l’égalité des chances, que les enfants soient issus de familles aisées ou précaires.

Le projet d’implantation de 3 compagnies de CRS et d’un internat d’excellence à Châtel Saint Germain semble compromis, quel est votre sentiment sur cette question et comment comptez-vous agir ?

Je comprends les inquiétudes des élus Meurthe-et-Mosellans qui s’opposent vigoureusement au déménagement sur Châtel de la CRS 39 basée à Jarville … mais j’attends surtout du Gouvernement qu’il respecte les engagements pris et les termes du Contrat de redynamisation du site de défense de Metz et de son agglomération qui précise bien qu’un « internat d’excellence de dimension académique y sera installé, ainsi qu’un regroupement de plusieurs compagnies de CRS, dès la libération des locaux par le Ministère de la défense ».

Je rappellerai simplement qu’à Châtel, dans le cadre des restructurations militaires, ce sont 1.055 emplois militaires qui vont disparaître avec une perte substantielle de pouvoir d’achat sur le territoire de la ville et au-delà sur le territoire du canton.

Je suis par conséquent très inquiet par la déclaration récente de Mr Hortefeux (encore Ministre à l’époque) qui, à une réponse à une question du député Féron, a estimé que le projet [prévu sur Châtel] n’en était qu’au stade de l’étude.

Comme je l’ai déjà dit, si l’ensemble des élus de l’agglomération messine ne se saisissent pas de cette question, je crains que le travail de lobbying effectué actuellement par les Meurthe-et-Mosellans n’enterre définitivement ce projet d’implantation.

C’est la raison pour laquelle, une fois élu, ce dossier constituera ma priorité, aux côtés du maire de Châtel, que j’ai déjà rencontré sur ce sujet, et de l’ensemble des habitants.

Êtes-vous favorable à l’implantation d’une aire de grand passage entre Ars et Vaux ?

Une fois encore, je déplore que l’Etat ne respecte pas les engagements qui avaient été initialement pris, à savoir permettre aux communes de Vaux et d’Ars de disposer du terrain pour y développer la « zone artisanale » existante, seule pourvoyeuse d’emplois.

Solidaire avec les habitants des communes concernées, j’estime que le projet préfectoral n’est absolument pas de nature à répondre aux difficultés économiques auxquelles est confrontée la commune d’Ars, après la perte de nombreux emplois suite à la fin de la sidérurgie et à la fermeture de la Boulonnerie.

Abandonnée depuis 6 ans, en raison de la défaillance manifeste du conseiller général PS sortant, le canton d’Ars doit gagner la bataille de l’emploi, et cela passe nécessairement par le développement de la zone d’activité concernée, et non par la création d’une aire de grand passage.

Un dernier mot sur les questions de sécurité qui semblent préoccuper les habitants du canton ?

Prenons garde, le 20 mars prochain il ne faudra pas se tromper d’élection !

Le Conseil Général, qui ne dispose d’aucun pouvoir de police à la différence des maires, ne peut ambitionner de règler tous les problèmes d’insécurité. Et les candidats (et ils sont nombreux à ce sujet) qui s’amuseraient à promettre des mesures en la matière se rendraient coupables de manipulation et de mensonge !

Il ne s’agit pas pour autant de nier la réalité, mais d’agir concrètement dans le cadre des compétences du département, notamment le plus en amont possible dans le domaine social, et au plus près des associations relais, des travailleurs sociaux et des communes concernées.

 

Calendrier – semaine du 14 au 20 mars

Lundi 14/03 :

  • toute la journée à la rencontre des habitants de Corny
     
  • à partir de 17h30, Jean-Claude Galilé donne rendez-vous aux habitants de Verneville, 4 rue de l’église

Mardi 15/03 :

  • toute la journée à la rencontre des habitants de Châtel Saint Germain
  • à partir de 17h30, Jean-Claude Galilé donne rendez-vous aux habitants de Lessy, 2 rue de la côte

Mercredi 16/03 :

  • toute la journée à la rencontre des habitants de Novéant
  • à partir de 17h30, Jean-Claude Galilé donne rendez-vous aux habitants de Rozèrieulles, au Café du fort Jeanne d’Arc, 6 rue de l’Ecole Centrale

Les 17-18-19/03 : Jean-Claude Galilé ira à la rencontre des habitants d’Ars-sur-Moselle

Hervé Morin poursuit son tour de France à la rencontre des Françaises et des Français, entamé depuis plusieurs semaines maintenant, et nous fait l’immense honneur de s’arrêter à Metz le 24 février prochain.

L’éducation et l’Europe, deux thématiques chères aux Centristes, seront au cœur de cette journée de rencontre et de débat avec le Président du Nouveau Centre.

Planning de la journée

12h15 – Conférence de presse à l’espace Pilâtre de Rozier – 2, rue Georges Ducrocq à Metz Queuleu, à l’issue de laquelle les adhérents et sympathisants seront conviés à partager un moment convivial autour d’Hervé Morin.

14h45 – 16h30 – Accompagné de Nathalie Colin-Oesterlé, Présidente de la fédération de la Moselle, Hervé Morin effectuera une visite privée du collège des Hauts de Blémont (Metz-Borny), appartenant au « Réseau Ambition Réussite ».

Visite qui sera suivie d’une table-ronde avec les enseignants du collège sur les difficultés rencontrées en zone d’éducation prioritaire et les solutions à envisager.

17h – 19hà l’initiative des Jeunes Centristes de Moselle, Hervé Morin animera une conférence à la faculté de droit de Metz sur la thématique de l’Europe : « L’Europe : le statu quo est-il toujours possible ? »

Cette conférence est ouverte au public et se déroulera à l‘amphithéâtre 4 à l’Université Paul Verlaine – Ile du Saulcy à Metz (renseignements : maxime.guerras@live.fr)

 

Tout de go, Jean-Pierre Masseret déclarait la semaine dernière à la presse que lui et sa « vacillante » majorité s’étaient « cassés le bonnet » pour élaborer un budget régional ambitieux !

On n’ose même pas imaginer ce qu’il en aurait été si le Président du Conseil Régional de Lorraine avait fait, comme à son accoutumée, ni plus ni moins …

A la différence d’Europe Écologie-les Verts qui, bien que très critique sur certains choix opérés, n’en a pas moins voté le budget, le groupe « UMP-Nouveau Centre et apparentés » ne s’est pas laissé berner par le « consensualisme de circonstance » du Président Masseret, et n’a pas cédé non plus aux nombreux tours de passe-passe qui ont émaillé les débats et qui sont présents à toutes les pages du document budgétaire.

L’opposition a dénoncé le décalage inquiétant entre le volontarisme affiché d’une part, et la réalité des chiffres d’autre part ; preuve à l’appui :

  • -2,1% en section d’investissement
  • +6% en section de fonctionnement, avec une hausse de 32% des dépenses de communication du fait notamment de la mise en place de nouveaux outils. Les Lorraines et les Lorrains seront heureux d’apprendre que le Conseil Régional de Lorraine va enfin se doter d’une web TV !

Dans une de ses interventions, Jean-Pierre Masseret a cru bon citer le rapport 2010 de l’Observatoire du Dialogue et de l’Intelligence Sociale sur l’Etat Social de la France, lequel classe la Lorraine parmi les régions en situation de fort déséquilibre tant en termes de lien social (17ème) que de performance (22ème). Mais, le Président du Conseil Régional s’est bien gardé de dire que la Lorraine avait perdu deux places par rapport au classement 2004 …

Nous pouvons légitiment nous interroger sur la capacité de cette majorité à répondre aux enjeux et défis que doit relever notre Région, dans un contexte économique, financier et institutionnel en profonde mutation.

« Les Régions qui réussissent sont celles qui investissent dans le collectif ! » clamait Monsieur Masseret … mais, il ne suffit pas pourtant d’avoir des formules incantatoires, encore faut-il lier les paroles aux actes.

Et le budget 2011 démontre à quel point « l’investissement dans le collectif  » est peu présent :

  • une baisse de 38% des crédits consacrés au soutien à l’économie sociale et solidaire,
  • une baisse de 29% des crédits consacrés à la vie associative,
  • une baisse de 10% des crédits consacrés à la formation des demandeurs d’emploi,
  • une baisse de 17% des crédits consacrés à la recherche et à l’enseignement supérieur,
  • une baisse de 36% des crédits consacrés au développement et à l’attractivité des territoires.

Vous en conviendrez, c’est une drôle de conception de l’investissement dans le collectif !

Et, Patrick Hatzig, Vice-Président (PC), de relever que la majorité est fidèle à « l’engagement de gauche » pris au moment de la campagne des régionales de mars dernier … On croit rêver !

Un « engagement de gauche » qui se traduit par des coupes sombres, et purement scandaleuses, dans le secteur de la formation professionnelle, qui est pourtant une compétence obligatoire de la Région et pour la mise en œuvre de laquelle elle reçoit de nombreuses dotations de l’Etat.

A cet égard, Nathalie Colin-Oesterlé, très attachée à la transparence des financements et de leur utilisation, a réitéré sa demande d’avoir une meilleure identification de la part de la Dotation Générale de Décentralisation et des autres ressources dédiées à la formation, tout en fustigeant le renoncement du Conseil Régional de Lorraine dans ce secteur pourtant crucial pour le développement de notre Région :

« Je vous ai entendu, Monsieur le Président, critiquer très vertement la réduction des effectifs d’enseignants dans notre académie, réduction qui peut sembler impressionnante mais qui est de l’ordre de 3% (je rappelle que nous avons dans notre académie 34.000 enseignants), et que nous avons de surcroît une diminution du nombre d’élèves dans notre académie. Alors même s’il faut rester très prudent sur le sujet et bien se garder de toute démagogie, en sabrant le budget formation des demandeurs d’emploi de plus de 10 M€, alors que leur nombre, lui, augmente, vous allez bien plus loin que le gouvernement Monsieur Masseret, mais de manière insidieuse et dans l’indifférence générale car il est bien difficile pour eux de se faire entendre !

Vous privilégiez les actions courtes d’adaptation réservées à un public proche de l’emploi au détriment des actions longues qualifiantes et diplômantes, qui elles bénéficient aux plus éloignés de l’emploi…Ces actions courtes dont bon nombre échappe au code des marchés publics, ce qui prive de toute transparence votre action dans ce domaine…

Ce ne serait que justice sociale d’assumer ces responsabilités qui vous sont conférées par la loi. En réduisant de la sorte les possibilités de formation pour ces publics en difficulté, vous les condamnez à rester chômeurs de longue durée … Monsieur le Président, votre attitude est irresponsable. »

Autre source d’inquiétude pour le Nouveau Centre, les nouvelles modalités d’intervention du Conseil Régional de Lorraine dans le domaine du développement économique et du développement local, et notamment le recours aux appels à projets, censés rompre avec la politique de guichet et d’émiettement qui prévalait depuis 2004.

En effet, le risque est grand de voir s’accentuer les inégalités entre les porteurs de projets ou les territoires en capacité technique de répondre aux appels à projets, et ceux ne disposant pas de l’ingénierie nécessaire. Si toutes les précautions et mesures d’accompagnement ne sont pas prises en la matière, le Nouveau Centre craint que le remède soit pire que le mal !

Mais, c’est surtout le calendrier arrêté par l’exécutif régional qui nous laisse perplexe : des règlements d’intervention votés en Mars (si tout va bien …) et des appels à projets qui ne seront pas finalisés avant juin !

Alors que l’État se mobilise autour du plan de relance et des investissements d’avenir et soutient fortement les territoires en difficultés, alors que l’urgence de la situation en Lorraine exigerait au contraire une implication accrue de la collectivité régionale, son président et sa majorité ont décidé de prendre leur temps … les Lorraines et les Lorrains continueront à attendre !

Cette attitude, non dénuée de toute arrière-pensée politique, est tout bonnement irresponsable et préjudiciable pour l’avenir de notre Région, et nous la condamnons fermement ! Et les gesticulations de la majorité autour de la suppression des postes d’enseignants dans notre Académie n’auront pas réussi à masquer la pauvreté et le manque d’ambition de ce budget.

« Le triomphe de la démagogie est immédiat, mais ses ruines sont éternelles », Charles Peguy.

Communiqué de presse

L’opposition a refusé jeudi soir de se prêter au jeu de la propagande socialo-communiste. Et elle en assume la totale responsabilité.

Cette manière de procéder, en «balançant» des motions sur les adresses mails des élus la veille au soir du Conseil Municipal montre le peu de respect qu’a cette majorité pour les élus d’opposition, et un sens très relatif de la démocratie participative.

Car si ce sujet méritait débat, c’était bien sur les effets induits par ces suppressions de postes dans notre agglomération et dans notre ville, là où nous pouvons agir de manière constructive.

La politique éducative ne peut se résumer à une simple question de moyens, lesquels ont tout de même doublé en 20 ans et représentent aujourd’hui le premier poste du Budget de l’Etat (plus de 60 Milliards d’Euros), la réduction de 3% des effectifs enseignants dans notre académie s’expliquant par la diminution du nombre d’élèves. Elle doit cependant prendre en compte les spécificités de chaque territoire et de chaque établissement.

Le Nouveau Centre sera par conséquent très attentif à ce que cette réduction n’aboutisse pas à des classes surchargées en effectifs tout particulièrement dans les Zones d’Education Prioritaires.

Enfin, on peut tout de même s’étonner que Monsieur LIOGER, adjoint au maire et conseiller régional, si véhément à l’égard des restrictions budgétaires décidées au plan national, ne s’émeuve pas une seconde de la diminution de 15 Millions d’Euros des lignes budgétaires 2011 affectées par le Conseil Régional à la formation des demandeurs d’emploi, dont le nombre lui augmente, et vote des deux mains cette décision scandaleuse de Jean-Pierre MASSERET.

Les demandeurs d’emploi ne semblent pas mériter de la part des élus socialistes, communistes et verts la même considération, et l’on peut s’interroger sur la sincérité de leurs combats et leur sens de la justice sociale !

Communiqué de presse

La CGT vient de dénoncer, avec beaucoup de vigueur, la baisse de 18 M€  du budget 2011 de Pôle Emploi consacré aux formations à destination des demandeurs d’emploi, regrettant par ailleurs le choix de privilégier des « formations courtes, non qualifiantes [comme] réponse aux besoins immédiats du patronat local ».

Nathalie Colin-Oesterlé s’étonne que la CGT ne fasse pas preuve du même empressement pour dénoncer la politique du Conseil Régional de Lorraine qui se traduit, dans le budget primitif 2011, par une diminution de plus de 10 M€ des formations pour les personnes les plus éloignées de l’emploi, alors qu’il s’agit d’une compétence obligatoire transférée aux Régions au cours des différentes étapes de la Décentralisation.

Ainsi, ce sont près de 800 places qui ont déjà été supprimées début 2011 par le Conseil Régional de Lorraine, dans le cadre de l’appel d’offres  portant sur les formations qualifiantes de niveau V et IV, alors même que le nombre de chômeurs peu qualifiés ne cesse d’augmenter.

Par ailleurs, comment la CGT peut elle se satisfaire du pilotage du système de formation proposé par le Conseil Régional qui consiste désormais à répondre prioritairement aux besoins d’emploi formulés par les entreprises, dans une logique purement « adéquationniste » ?

Nathalie Colin-Oesterlé demande à la CGT qu’elle clarifie sa position, dans la perspective des concertations à venir sur l’élaboration du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (CPRDFP), qui doit être adopté en juin par le Conseil Régional de Lorraine.

Nathalie Colin-Oesterlé

Présidente de la fédération de Moselle du Nouveau Centre

Conseillère régionale de Lorraine

 

Nathalie Colin Oesterlé, Présidente départementale du Nouveau Centre et Secrétaire Nationale à l’Education prend acte des annonces faites par le Rectorat de l’académie de Nancy-Metz relatives à la suppression de 841 postes à la rentrée 2011.

Si la politique éducative ne peut se résumer à une simple question de moyens, lesquels ont tout de même doublé en 20 ans et représentent aujourd’hui le premier poste du Budget de l’Etat (plus de 60 Milliards d’Euros), il nous faut en revanche faire preuve d’une extrême vigilance quant à la diminution massive des effectifs, en particulier dans notre académie.

Une telle décision prise et appliquée sans discernement risquerait d’être extrêmement préjudiciable à l’avenir de nos enfants si l’on ne prend pas en compte les spécificités de chaque territoire et de chaque établissement.

Le Nouveau Centre sera par conséquent très attentif à ce que cette réduction n’aboutisse pas à des classes surchargées en effectifs, et tout particulièrement dans les Zones d’Education Prioritaires.

Enfin, les enseignants, s’ils doivent prendre en considération les contraintes budgétaires nationales et la nécessaire réforme de notre système éducatif, méritent également écoute et considération tant de la part des responsables politiques que des familles.

Le Nouveau Centre est convaincu que ce n’est que par le dialogue et la concertation que pourront être dégagés les nécessaires axes d’amélioration de notre système éducatif.

Les 25 et 26 novembre derniers, le Conseil Régional de Lorraine s’est réuni en séance plénière afin d’examiner le rapport introductif au Débat d’Orientation Budgétaire 2011, préalable au vote du budget primitif.

Un moment qu’attendaient avec impatience les élus régionaux Nouveau Centre, et au premier rang desquels Nathalie Colin-Oesterlé, présidente de la fédération de la Moselle, qui a été la première a exprimé un certain scepticisme face à un « document convenu manifestement pas à la hauteur des enjeux et des défis que doit relever la Lorraine ».

 

Nathalie Colin-Oesterlé, Présidente de la fédération de la Moselle, Conseillère Régionale

En effet, pendant près d’une trentaine de pages sur 55, le Président du Conseil Régional et sa majorité s’apitoient sur leur sort en ne cessant de fustiger le Gouvernement quitte, au détour d’une phrase, à « déplorer » les grands plans nationaux tels que le Plan CAMPUS ou les Investissements d’avenir, dont la Lorraine a cruellement besoin ! Une réserve à laquelle la communauté universitaire, qui s’est mobilisée avec vigueur autour de ces projets,  sera sensible …

Nathalie Colin-Oesterlé a regretté le peu de place consacré dans ce document aux Lorraines et aux Lorrains, et l’absence d’un éclairage sur la situation socio-économique de la région Lorraine à partir duquel la majorité régionale aurait pu décliner de grandes orientations stratégiques …

A cela, Jean-Pierre Masseret a préféré les effets de manche et les imprécisions, dont la palme revient sans doute à la nouvelle politique d’appui aux territoires, dans laquelle il est impossible de déceler la moindre vision partagée des grands enjeux de développement territorial !

Tout ce verbiage ne peut masquer l’incapacité de la majorité à répondre à l’urgence née de la situation économique de la Lorraine et aux défis que celle-ci va devoir relever dans un contexte institutionnel et économique en profonde mutation.

Dans le secteur du développement économique, le Nouveau Centre a exprimé ses réserves quant à la création d’une nouvelle structure (une Agence de Développement Economique) alors que la Région s’est déjà dotée d’une Agence de Mobilisation Economique (AME) et d’un Pôle de l’Economie au sein de l’administration régionale !

Pourtant en février dernier, à la demande de la Commission Européenne, le cabinet belge ADE a remis une étude sur « l’évolution des diagnostics et des stratégies régionales d’innovation dans le cadre des programmes opérationnels (PO) du FEDER 2007-2013 ». Dans cette étude, le cabinet en arrive à la conclusion suivante sur l’AME :

« Cette structure, hébergée au Conseil Régional, ne semble pas faire l’unanimité car son rôle et ses objectifs ne sont pas forcément compris par les principaux acteurs. Sa conception et son lancement n’ont d’ailleurs pas fait l’objet d’un consensus des acteurs du terrain. Compte tenu de son rôle central dans le nouveau schéma de l’écosystème, ceci pourrait constituer un frein à la mise en œuvre opérationnelle du SRI (Schéma Régional de l’Innovation), pourtant très cohérent dans l’ensemble ».

Le Nouveau Centre est particulièrement dubitatif quant à la création d’un énième outil. D’autant que toutes ces structures obèrent de manière importante les charges de fonctionnement de la collectivité !

Mais, c’est dans le domaine de la formation professionnelle que Nathalie Colin-Oesterlé s’est montrée la plus critique, relayant ainsi les inquiétudes des organismes de formation et des prescripteurs, et notamment les missions locales, face à la suppression de plusieurs centaines de places-formation au premier semestre 2011. (Retrouvez l’intégralité de l’intervention de Nathalie Colin-Oesterlé sur son blog)

La présidente de la fédération de la Moselle a regretté les choix opérés par le Conseil Régional en matière de formation à savoir répondre aux besoins d’emploi immédiats formulés par les entreprises, dans une logique purement «adéquationniste», sans se soucier de ceux qui en sont le plus éloignés et pour lesquels des formations courtes d’adaptation ne peuvent suffire. Voilà la réalité, en refusant de s’occuper de la formation des demandeurs d’emploi les plus en difficulté, la majorité régionale les laisse sur le carreau et agit en ultra libérale, contre le progrès social , pour ne privilégier que les coups médiatiques.

La compétence qui a été transférée par l’Etat à la Région, c’est bien celle de la formation des lorrains tout au long de la vie. Et en période de crise, le Président du Conseil Régional devrait avoir pour principale obsession de qualifier les demandeurs d’emploi qui ne le sont pas pour leur permettre d’accéder à des emplois pérennes et obtenir une reconnaissance sociale à travers la valorisation d’un diplôme !

Un peu gênée aux entournures, la Vice-Présidente en charge de la formation a bien tenté de se justifier et de rassurer en expliquant que d’autres appels d’offres seraient lancés en cours d’année…, mais tout en annonçant qu’il fallait de toute façon « faire mieux avec moins », ce dont nous doutons. Avec cette majorité, ce sera comme à l’accoutumé « faire pire » mais cette fois-ci « avec beaucoup moins » !

Nathalie Colin-Oesterlé a également interpelé la Vice-Présidente sur les critiques formulées, dans le document, à l’encontre de l’application du Code des Marchés Publics à la formation professionnelle, et a pris à témoin le Président de la Commission des Marchés Publics (Michaël Weber, PS) sur les avantages que représente pourtant cette procédure : transparence et mise en concurrence.

Et de rappeler les observations formulées en 2006 par la Chambre Régionale des Comptes sur les risques engendrés par un recours abusif à la subvention comme mode de financement des actions de formation. Voici ce qu’écrivait en 2006, la CRC Lorraine :

«  […] Les relations entretenues avec les prestataires indirects sont à souligner. En effet, certaines entreprises sous-traitantes de partenaires que la Région subventionne dans le cadre de conventions bipartites semblent avoir été avantagées […]

La procédure qui consiste à régler des prestations à une entreprise signataire d’un contrat, puis à indiquer à cette dernière le sous-traitant qu’elle doit retenir ou bien à intervenir directement dans le processus de négociation entre le dispensateur de la formation et le co-contractant rend transparent le rôle dévolu par contrat au prestataire retenu pour l’exécution de la mission. »

A cette occasion, Nathalie Colin-Oesterlé a demandé expressément au Conseil Régional de reconsidérer ses relations avec le « prestataire » chargé de la gestion du réseau des Ecoles de la 2ème Chance afin qu’il y ait une mise en concurrence en bonne et due forme, dans la mesure où la collectivité est à l’initiative de leur mise en œuvre.

Ce à quoi la Vice-Présidente a adressé une fin de non-recevoir … Les mises en garde de la CRC n’auront donc pas suffi !

Pour le reste de la politique régionale détaillé dans le document, le Nouveau Centre a essentiellement relevé la volonté du Conseil Régional de rompre avec la logique de guichet et de saupoudrage, ce qui, de la part de la majorité, est une petite révolution en soi … mais s’inquiète en revanche des conditions de mise en œuvre.

En effet, le risque est grand de voir s’accentuer les inégalités entre les porteurs de projets ou les territoires en capacité technique de répondre aux appels à projets, et ceux ne disposant pas de l’ingénierie nécessaire. Si toutes les précautions et mesures d’accompagnement ne sont pas prises en la matière, le Nouveau Centre craint que le remède soit pire que le mal !

Initialement prévu en décembre, le vote du Budget Primitif a finalement été décalé à janvier suite à l’annonce faite par Jean-Pierre Masseret en clôture de la séance de jeudi.

Coup de théâtre ? Non, le point final à une période hésitante qui trouve sa traduction dans le rapport introductif au DOB et dans l’incapacité de la majorité régionale, et de son Président, à arrêter un budget qui ne soit pas, au final, la remise en cause des engagements pris pendant la campagne, et au premier rang desquels ceux concernant la « sécurisation des parcours de vie » des Lorraines et des Lorrains.


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