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Par Nathalie Colin-Oesterlé, Présidente du Nouveau Centre Moselle, conseillère régionale de Lorraine, conseillère municipale de Metz

Il est toujours intéressant de coucher sur le papier son ressenti au lendemain d’un premier conseil municipal, en l’occurrence celui de Metz mené par la nouvelle majorité socialiste-écologiste-communiste.

Nouvelle disposition des élus dans le grand salon de l’hôtel de ville, un public qui ne doit plus voir grand chose, idem pour les journalistes. Mais telle est la manière dont le maire entend mener les choses. C’est ainsi.

Face à moi et entourant le maire, les 6 premiers adjoints. Certains étaient déjà habitués à cette place de choix, ce n’était le cas ni de Jean-Michel Toulouze, ni de Sébastien Koenig (ceux-ci venant d’être promus) , Agnés Migaud et Marie-Anne Isler Béguin étant quant à elles nouvellement élues.

Jean-Michel Toulouze tout sourire prend des photos de ses amis, anciens, nouveaux… pas de tous… car ils ne sont pas tous ses amis. Loin s’en faut.

Agnés Migaud semble s’ennuyer terriblement, et cache ostensiblement sa joie d’être élue, à la table des principaux édiles. Les autres, attentifs, semblent apprécier ce moment.

Le Maire ouvre la séance et annonce le point 1 de l’ordre du jour. Il semble oublier les questions d’actualité … L’Hôtel de Gournay vient de faire la une de la presse quotidienne régionale, mais rien. Pas un mot. Je lui demande de pouvoir m’exprimer sur le sujet, fin de non recevoir. Bon début pour cette nouvelle mandature, le maire et son équipe plus fermés et autoritaires que jamais.

Point n°1 : règlement intérieur. Temps de parole de l’opposition limité, séances beaucoup plus cadrées. Tant pis. Le lecteur et l’auditeur ne sauront plus grand chose de ce qui se passe dans leur ville, à part ce que le maire et ses adjoints voudront bien leur dire !

Points 2,3,4… les nominations dans les commissions … évidemment, le maire cherche à diviser un peu plus dans le camp de son opposition. Normal. C’est de bonne guerre. Il prive tous les élus FN de représentations dans les établissements scolaires, j’avoue ne pas bien comprendre sur quelles bases.

Il laisse en revanche des places pour les deux élus isolés et, alors que nous demandions la présidence de la commission des marchés publics (car c’est là que le contrôle peut être réellement exercé), il donne la présidence d’une commission à Jérémy Aldrin, celle des finances. Une commission qui n’a d’autres missions que celle d’entériner toutes les décisions déjà prises par les adjoints du Maire dans leurs commissions thématiques respectives. Le jeune homme gonfle le torse, il peut. Il a accepté ce que Patrick Thil vient, à juste titre, de refuser.

Le maire divise, il clive. C’est de bonne guerre disais-je… sauf que c’est exactement ce que ne veulent plus les électeurs. Lui, le grand démocrate, celui qui entendait par sa démocratie participative faire baisser le taux d’abstention aux élections locales, l’échec est patent. Cette démocratie participative là, telle qu’elle est pratiquée, n’est qu’un outil politique au service d’intérêts électoraux.

En bloc, tous les élus de la majorité votent contre ma candidature pour être l’un des deux représentants de la ville au conseil d’administration de l’Association Seniors Temps Libre (Hôtel de Gournay), alors que l’accepter eût été un gage de transparence. Y aurait-il tant de choses à cacher ? Le très prévenant Jean-Michel Toulouze, jusqu’alors omniprésent, se fait désormais bien discret auprès de sa directrice préférée (ou redoutée).

Point suivant: indemnités des élus. Comment sortir de ce premier couac de la nouvelle gouvernance ? Qu’à cela ne tienne, le maire revient sur l’augmentation de 10% des indemnités des élus. Il ne diminuera pas l’enveloppe mais reviendra au même montant que celui de la précédente mandature.

Un élu a évidemment droit à des indemnités, là n’est pas la question.

Mais enfin, au moment où tous les français sont soumis à des efforts considérables, nous, élus, sommes-nous des êtres à part ? Ne devons-nous pas participer à cet effort ? Nancy a baissé les indemnités des élus de 10%, Grenoble de 25%. Pourquoi pas Metz ? J’entends une élue de la majorité me dire qu’elle est « obligée » de se mettre à mi-temps pour faire de la politique … Ben oui, il y a même des femmes qui sont obligées de se mettre à mi-temps pour s’occuper de leurs enfants et qui ne perçoivent rien en retour, sinon la satisfaction de pouvoir s’en occuper. Personne n’est obligé de rien. Et personne ne peut échapper à ces efforts demandés à tous les Français. Personne.

Et puis cela pose à nouveau cette fameuse question du statut de l’élu, à laquelle aucun gouvernement n’a le courage de s’atteler, avec pour corollaire le non-cumul des mandats dans le temps. Mais c’est une autre histoire, me direz-vous …

Enfin, une dernière motion concernant les moyens accordés aux groupes d’élus : un excellent amendement déposé par un nouvel élu vert, Philippe Casin, qui propose de répartir les moyens en fonction du nombre de voix obtenues par chaque liste, ou au moins pour partie sur cette base … pour le bon fonctionnement de la démocratie. Le maire refuse. Sa majorité aussi (à l’exception de Marie-Anne Isler Béguin qui oubliera de lever le doigt pour rejeter l’amendement déposé par son ami…)

Il fait décidément bien sombre ce soir dans les salons de la République … tout au fond à gauche.

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Intervention de Nathalie Colin-Oesterlé, conseillère municipale, tête de liste UDI pour les municipales à Metz, lors du Conseil Municipal du 31 octobre 2013

Monsieur le Maire,

Notre pays est la plus grande communauté juive d’Europe, la plus grande communauté arabo-musulmane d’Europe, nous sommes la fille aînée de l’Église mais nous sommes d’abord la République et la laïcité c’est notre pacte.

Le culte musulman, à l’instar des autres grandes religions, a le droit dans notre cité de disposer d’un lieu de culte visible et reconnu au sein de l’espace public.

Je le dis avec force, le respect du pluralisme religieux et l’expression de la diversité religieuse doivent nous conduire en tant qu’élus responsables, garants de la laïcité et de la prise en compte de nos compatriotes qui au prix de leur vie ont fait de la France ce qu’elle est, à considérer la communauté musulmane comme faisant pleinement partie de la nation. Les générations nées en France sont d’ailleurs pleinement françaises.

Ce qui me semble en revanche tout à fait critiquable et d’une duplicité voire d’une perversité coupables, c’est le moment choisi pour lancer un tel débat. Certes ce projet de mosquée figurait dans votre programme. C’était en 2008.

Cinq ans se sont écoulés et c’est à 5 mois de l’échéance électorale qu’émerge l’opportunité d’un terrain. Il est vrai que vous l’aviez déjà évoqué à la veille de précédentes élections à grand renfort de conférences de presse. Vos résultats au premier tour sur votre canton auraient du vous inciter à davantage de prudence …

Ce soir, vous ne trompez personne et votre cynisme vous jouera des tours.

Le premier reproche que l’on puisse vous faire est d’instrumentaliser une communauté alors que chacun sait ici que c’est dans le cadre d’un débat apaisé et serein que l’on fera émerger l’Islam de France, que tous (et le Ministre de l’Intérieur au premier chef) appelons de nos vœux.

Le second reproche, et il n’est pas des moindres, c’est de sortir ce dossier à quelques mois des échéances dans le seul but de faire prospérer des thèses portées aujourd’hui par la candidate du Front national, dans un contexte de crise économique et sociale jamais égalé.

Dans quel but ? Eh bien je vais vous le dire, en espérant ainsi faire monter le vote Front national pensant par là même qu’il affaiblira le vote de la droite républicaine. Vous oubliez seulement que le FN, aujourd’hui puise 40% de ses forces à gauche … je me permets à cet égard de vous rappeler l’exemple récent de l’élection cantonale partielle de Brignolles.

Alors oui vous jouez là avec le feu.

Et vous allez porter une responsabilité majeure qui dépasse l’entendement au mépris des valeurs républicaines que nous sommes tous censés défendre ici.

En y regardant de plus près, la manipulation saute aux yeux ! Vous accordez un terrain alors que le dossier n’est absolument pas abouti. En effet, que les municipalités soient de Droite ou de Gauche, pour chaque dossier que l’on soit à Mulhouse, Strasbourg, … les mêmes questions préalables à débattre de manière transparente se sont toujours posées. Elles sont de deux ordres :

  • La représentativité de l’association porteuse du projet.
  • L’origine des fonds permettant le financement de la construction de l’édifice religieux.

Concernant la représentativité, l’UACM ne regroupe pas aujourd’hui toutes les sensibilités de la religion musulmane. Que faites vous des autres ? Et c’est là un point extrêmement important, qui a fait l’objet de l’amendement déposé par nos deux groupes et présenté ce soir par Madame Zimmermann.

S’agissant du financement, nous ne disposons aujourd’hui d’aucune information nous permettant de connaître l’origine des fonds permettant le financement de cette mosquée. Or il s’agit là d’une question essentielle, une question qui préoccupe chacun de nos concitoyens.

A ces deux questions qui, je le redis, sont essentielles, vous n’apportez aucune réponse.

Alors que rien ne vous empêchait de réserver ce terrain pour l’avenir dans l’attente de toutes les garanties qui s’imposent, dans un climat apaisé et serein.

Je suis malheureusement convaincue que ce sont des considérations électoralistes qui vous ont amené à présenter un dossier non abouti au Conseil Municipal ce soir je le regrette profondément et pour toutes ces raisons, je ne prendrai pas part au vote.

 

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Républicain Lorrain du 24/10/13

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La Semaine du 24/10/13

 

METZ, 16 oct 2013 (AFP) – L’UMP a désigné la députée de Moselle Marie-Jo Zimmermann tête de liste aux municipales à Metz, avec pour mission de présenter une « liste d’union » pour battre le maire sortant PS Dominique Gros, a-t-on appris mercredi.

La commission d’investiture nationale de l’UMP a choisi mardi soir Mme Zimmermann, 62 ans, pour conduire une « liste d’union avec les UMP, les centristes de l’UDI et du MoDem » a déclaré à l’AFP Patrick Thil, secrétaire de l’UMP Moselle. « Mais les conditions de l’union restent à établir », à la fois sur le projet et sur la composition de la liste, a-t-il précisé.

En 2008 deux listes concurrentes de l’UMP à Metz, l’une menée par l’inamovible maire sortant Jean-Marie Rausch, qui visait un septième mandat, et l’autre par Marie-Jo Zimmermann, avait permis la victoire du socialiste Dominique Gros avec plus de 48% des voix, contre 27,4% pour M. Rausch et 24,3% pour Mme Zimmermann.

Les chefs de file messins de l’UDI et du MoDem, qui ont annoncé la semaine dernière leur intention de s’associer, conformément au rapprochement de leurs partis respectifs au niveau national, se sont montrés sensibles à l’appel de l’UMP. « Il faut trouver un accord avec les uns et les autres, comme un contrat de mariage » a ainsi déclaré à l’AFP Nathalie Colin-Oesterlé, chef de file UDI à Metz. Siégeant à la fois au conseil régional de Lorraine et au conseil municipal de Metz, elle a dit souhaiter une liste formée « à un tiers par l’UMP, un tiers par le centre et un tiers par la société civile ».

Quant à Mme Nathalie Griesbeck (MoDem), députée européenne et vice-présidente du conseil général de la Moselle, elle a souligné mercredi qu’elle entretenait de « bonnes relations » avec Mme Zimmermann, qu’elle avait déjà soutenue au second tour des municipales en 2008, et a aussi jugé nécessaire de rassembler les forces pour s’opposer au PS et regarder « au-delà des luttes partisanes ».

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Par Nathalie Colin-Oesterlé, Présidente de la fédération de Moselle du Nouveau Centre, chef de file UDI à Metz, Conseillère Régionale de Lorraine

Mardi 17 septembre, Jean-Pierre Masseret, Président du Conseil Régional de Lorraine, et le Premier Ministre ont signé à Matignon le « Pacte Lorraine 2014-2016 » censé donner un nouvel élan industriel à notre région, laquelle subit sans doute l’une des plus graves crises économiques de son histoire récente. 300 millions d’euros financés à parts égales entre l’Etat et la Région, permettant la mobilisation d’investissements publics et privés de l’ordre de 1,5 milliards d’euros sur la période.

Alors que penser de ce Pacte ? Loin d’être parfait, force est de reconnaître que ce document a au moins un mérite. Celui de repositionner la Lorraine sur les écrans radars … du Gouvernement, après les multiples promesses non tenues par François Hollande et certains de ces Ministres.

Mais ne nous réjouissons pas trop vite car les reniements ne s’arrêteront pas pour autant, et j’en veux pour preuve la loi « dite Florange » sur la reprise de sites rentables qui sera votée le 1er octobre prochain. Loi qui n’aura de Florange que son appellation tant elle a été vidée de tout son sens, au grand dam de la CFDT et de l’intersyndicale …

Pour autant, la situation économique et sociale que nous traversons depuis 2008 appelle, selon moi, une mobilisation forte de la part de tous les responsables politiques, de droite comme de gauche. Et les Lorraines et les Lorrains ne nous pardonneraient pas des postures politiciennes hasardeuses …

Alors oui, sur la forme nous avons assisté à un « déni de démocratie » … le Président Jean-Pierre Masseret n’estimant pas nécessaire de recevoir l’aval des élus régionaux pour engager ainsi le Conseil Régional de Lorraine aux côtés de l’Etat.

Déjà lors de la dernière séance plénière du Conseil Régional, j’avais dénoncé la manière avec laquelle Jean-Pierre Masseret forçait la main de son opposition pour l’autoriser à contracter un emprunt de 50 millions d’euros, censé concrétiser l’engagement du Conseil Régional dans le « Pacte Lorraine », qui était justement en cours d’élaboration avec l’Etat … Il était en effet demandé aux élus de se prononcer sur la base d’un document qu’aucun d’entre eux n’avait encore eu entre les mains, et dont seules quelques « préconisations » avaient été dévoilées, dont la Vallée Européenne des Matériaux et de l’Energie. Monsieur Masseret n’avait d’ailleurs pas jugé utile d’associer tous les élus, quelle que soit leur couleur politique, aux travaux préparatoires menés dans le cadre de la conférence régionale à la mobilisation économique et à la promotion de l’innovation (CRMEPI) que l’on aurait pu imaginer élargie pour la circonstance …

Sur le fond, c’est un document manifestement déséquilibré.

Les deux premiers axes (Vallée Européenne des Matériaux et de l’Energie et soutien aux filières d’excellence et d’avenir), qui doivent constituer des éléments forts de différenciation pour notre région et le point de départ d’une nouvelle action économique en Lorraine, conduisent à un impact financier global pour 2014-2016 de 440 millions d’euros contre un peu plus d’un milliard pour le troisième axe.

Troisième axe qui s’apparente à un axe « fourre-tout », ou un « Contrat de Plan Etat-Région bis », dans lequel ont été inscrits les projets émanant des territoires lorrains, des plus urgents au plus anecdotiques. Manifestement le Préfet de Région n’a pas été particulièrement inspiré au moment de déterminer le contenu de ce 3ème axe, et sans doute aurait-il été préférable de renforcer les deux premiers volets …

D’où mes craintes de voir demain un Contrat de Plan Etat-Région 2014-2016 réduit à peau de chagrin notamment dans ses éléments financiers … J’en appelle par conséquent à la vigilance de Jean-Pierre Masseret pour que, dans les phases de concertation puis de négociation qui vont s’ouvrir et auxquelles va prendre part le Conseil Régional, ce qui a été donné à notre région d’une main ne soit pas repris de l’autre …

De très grosses inquiétudes également quant à la capacité à « lever » autant de fonds, plus d’1,5 milliards d’euros … car si les 300 millions d’euros financés à parts égales entre l’Etat et la Région « semblent » être acquis, on peut toutefois s’interroger sur l’opérationnalité immédiate de l’ingénierie financière « imaginée » pour l’occasion … Il ne faudrait pas non plus que l’on se retrouve encore face à une de ces énièmes usine à gaz qui ont souvent raison des toutes meilleurs volontés du monde …

En tant qu’élue messine, je me réjouis en revanche de voir enfin notre ville bénéficier pour ainsi dire de quelques « compensations », qui se sont tant faites désirer depuis l’annonce et l’effectivité des restructurations militaires :

  • Le projet de création d’un Pôle de ressources et d’excellence sportive sur l’ancienne base aérienne 128, porté par le Président du Conseil Général, et qui constitue une formidable opportunité pour faire de Metz et son agglomération un haut lieu du sport amateur et professionnel de haut niveau ;
  • Le soutien à l’Institut de Recherche Technologique spécialisé dans les matériaux, la métallurgie et les procédés (IRT M2P), implanté sur le site du Technopôle, et qui va permettre d’accompagner des projets de recherche associant partenaires industriels privés et laboratoires publics ;
  • Ou bien encore l’implantation à Metz d’une plateforme régionale de transfert de technologie du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives.

Le Pacte Lorraine, s’il est nécessaire, n’en constitue pas moins un « exercice lointain » dont la mise en œuvre nécessitera un temps plus ou moins long. En attendant, comment le Conseil Régional de Lorraine envisage-t-il de gérer la question de la « transition » vécue au quotidien par nombre de Lorraines et de Lorrains ?

En effet si ce Pacte est « un investissement d’avenir », il ne doit pas pour autant faire oublier la responsabilité du Conseil Régional dans la construction immédiate, certes avec une multitude d’acteurs (entreprises, consulaires, partenaires sociaux, Universités, collectivités locales, …), d’un écosystème favorable intégrant notamment la question sociale et la formation. Or nous sommes nombreux aujourd’hui, dans les rangs de l’opposition, à déplorer l’absence totale de cap et de vision stratégique du Conseil Régional tant en matière de développement économique qu’en matière de formation professionnelle.

La signature de ce Pacte, le futur CPER 2014-2016 et les futurs Programmes Opérationnels des fonds européens doivent être l’occasion pour la Région de démontrer enfin sa capacité à fixer le cap qui lui fait tant défaut depuis 2004, et à mettre en mouvement les potentialités et ressources de notre territoire.

A un an et demi des élections régionales, il ne s’agirait pas pour Jean-Pierre Masseret et sa majorité de rater le « virage » qui se présente à nous, et à la sortie duquel la Lorraine pourrait enfin entamer le redressement industriel et économique que nous appelons toutes et tous de nos vœux.

Communiqué de presse de Nathalie Colin-Oesterlé, conseillère municipale de Metz, conseillère régionale et chef de file UDI à Metz

Ce matin à la lecture de l’édition du Républicain Lorrain je m’interroge sur les motivations qui conduisent subitement le Président du Conseil Régional de Lorraine à se faire menaçant à l’encontre de la Direction du Centre Pompidou Metz, au risque de remettre en cause le fonctionnement même de cet équipement culturel.

Nul doute que les Lorrains auraient souhaité qu’il use de la même autorité lorsqu’il s’est agi de mettre GECI face à ses obligations … au moment de récupérer les 21 millions d’euros d’avances remboursables versés par les contribuables lorrains et dont plus personne n’entend parler !

Sur le fond, en tant que membre du Conseil d’Administration du CPM, je pense qu’il y a effectivement une réflexion à mener sur l’intérêt que présenterait une collection permanente notamment dans les périodes transitoires entre deux expositions temporaires.

En revanche, que dire des menaces proférées par Jean-Pierre Masseret ? Lors des différents Conseils d’Administration, il me semble pourtant n’avoir jamais entendu le représentant du Conseil Régional de Lorraine remettre en cause les choix de programmation du Directeur du musée ou l’évolution des dépenses de fonctionnement. De même lorsqu’il a fallu voter l’acquisition de 300m2 supplémentaires de bureaux dans la ZAC de l’Amphithéâtre (1 million d’euros), j’ai été la seule à dénoncer cet investissement, dont la pertinence reste à démontrer, et les charges supplémentaires de fonctionnement induites par ces nouveaux bureaux !

Si l’on ne peut nier la réalité des difficultés que traverse aujourd’hui le Centre Pompidou Metz, les solutions d’un redressement doivent également être trouvées dans la recherche permanente d’une maîtrise stricte des dépenses de fonctionnement, ainsi que dans la redéfinition de la politique tarifaire actuelle (1/3 seulement de billetterie payante, 2/3 gratuite …), dont l’inefficacité économique n’est plus à démontrer.

A quelques mois des élections municipales, je ne peux m’empêcher de penser que cette « sortie » tonitruante de Jean-Pierre Masseret n’est pas dénuée de toute arrière-pensée politique afin de préparer le terrain de la ministre future candidate à Metz … mais la ficelle est particulièrement grosse et les Messins ne sont pas dupes.

Madame Filippetti se réveille un peu tard … Députée de Moselle depuis 2007, et élue députée à Metz en 2012, il serait temps de faire le bilan de son action en tant que parlementaire et aujourd’hui en tant que Ministre !

Patrick Weiten, Nathalie Colin-Oesterlé et Christian Braga

Patrick Weiten, Nathalie Colin-Oesterlé et Christian Braga

Le premier Conseil Départemental de l’UDI s’est tenu hier soir à Montigny-les-Metz en présence de Patrick Weiten, Président du Conseil Général de Moselle et Président de l’UDI Moselle. A cette occasion, Nathalie Colin-Oesterlé a été désignée Vice-Présidente et confirmée par Patrick Weiten, et par nos instances, « chef de file » UDI à Metz pour les municipales, avec un vote à l’unanimité.

Nathalie Colin-Oesterlé aura la lourde responsabilité de représenter l’UDI lors de cette campagne, de parler en son nom et d’organiser l’union pour gagner.

Par ailleurs, ses nouvelles responsabilités nationales auprès de Jean-Louis Borloo, en tant que membre du contre-gouvernement en charge du commerce et de l’artisanat, vont également lui permettre de travailler sur un sujet prioritaire pour notre territoire et placer la Moselle au cœur de la réflexion.

Hier s’est tenue la dernière Séance Plénière du Conseil Régional avant l’été, traditionnellement consacrée à l’examen du compte administratif 2012 et du budget supplémentaire 2013. Mais cette séance plénière a surtout été l’occasion pour le Président du Conseil Régional de solliciter les élus régionaux pour qu’ils l’autorisent à contracter un emprunt de 50 millions d’euros, censé concrétiser l’engagement du Conseil Régional dans le « Pacte Lorrain », en cours d’élaboration avec l’Etat … « En cours d’élaboration » car là est bien le problème pour les élus d’opposition qui ont décidé de ne pas prendre part au vote.

Il était en effet demandé aux élus de se prononcer sur la base d’un plan État-Région qu’aucun d’entre eux n’a encore eu entre les mains, et dont seules quelques « préconisations » ont été dévoilées. Monsieur Masseret n’a d’ailleurs pas jugé utile d’associer tous les élus, quelle que soit leur couleur politique, aux travaux préparatoires menés notamment par la conférence régionale à la mobilisation économique et à la promotion de l’innovation que l’on aurait pu imaginer élargie pour la circonstance … Pour la recherche de consensus, peut mieux faire !

À plusieurs reprises déjà les élus ont eu à faire confiance à Monsieur Masseret, sur de nombreux projets, engageant pour certains d’entre eux des dizaines de millions d’euros, et dont on sait qu’ils ont souvent avorté sans donner les moindres résultats ou retour sur investissement pour les Lorrains … Deux projets emblématiques illustrent ces choix hasardeux : une plateforme numérique qui était censée « révolutionner » la vie des entreprises lorraines (4 millions d’euros HT engagés par la Région) et le projet Skylander, pour lequel près de 30 millions ont été investis par la collectivité en pure perte, sans parler des aménagements de Chambley chiffrés à 90 millions à l’horizon 2017 …

Les lorrains comprendront aisément la très grande réserve dont ont fait preuve les élus du groupe « UMP – Nouveau Centre et Apparentés » au moment d’autoriser Monsieur Masseret à souscrire cet emprunt pour un pacte dont le contenu sera dévoilé qu’en septembre prochain.

Un nouvel emprunt qui vient par ailleurs s’ajouter à un niveau d’endettement déjà très important de la collectivité régionale, puisque l’encours de la dette s’élève à un niveau record de 885 millions d’euros, ce qui a valu d’ailleurs au Président Masseret et à sa majorité les honneurs de la presse nationale

Une fois encore le Président du Conseil Régional, sous couvert de vouloir mettre la pression sur l’État, a surtout fait preuve d’un certain « empressement » à vouloir communiquer sur ces 50 millions d’euros, alors même que les élus n’ont pas encore une idée précise de ce qu’il y aura au final dans ce Pacte … et d’autant plus que Jean-Pierre Masseret admet que des économies devront être réalisées par ailleurs sur certaines politiques régionales … Autant dire que nous naviguons à vue …

Ce que l’on sait en revanche avec certitude, c’est que depuis 2004 et l’arrivée de Monsieur Masseret à la gouvernance, la Lorraine a enregistré une baisse continue de l’emploi salarié, une augmentation de près de 30% du nombre de demandeurs d’emploi, et notre région n’a jamais cessé de décrocher … Et depuis 2004, on ne peut que déplorer son incapacité, et celle de sa majorité, à fixer un cap mobilisateur, à anticiper les mutations en cours qu’elles soient économiques ou professionnelles.

Or, il ne s’agit plus de continuer à exister dans la mondialisation, il s’agit aujourd’hui de s’adapter à un monde nouveau.

Le Pacte Lorrain, s’il est nécessaire, n’en constitue pas moins un « exercice lointain », pour reprendre les propres termes du Président du Conseil Économique Social et Environnemental de Lorraine. Or, les Lorraines et les Lorrains ont surtout un besoin immédiat de « changement », comme a su nous le marteler Monsieur Masseret tout au long de la dernière campagne présidentielle.

C’est sur ce terrain que les Lorraines et les Lorrains attendent aujourd’hui le Président du Conseil Régional. Et c’est sur ce terrain que nous demandons à Monsieur Masseret et à sa majorité d’agir sans attendre.

Les représentants des composantes de l'UDI57 aux côtés de Patrick Weiten

Les représentants des composantes de l’UDI57 aux côtés de Patrick Weiten

Mercredi soir, les adhérents de l’UDI Moselle se sont retrouvés au centre Saint-Denis de la Réunion à Metz Devant les Ponts  pour leur première Convention Départementale, afin de procéder à la désignation des instances départementales.

Les représentants des principales composantes de l’UDI étaient présents pour ce moment historique dans la reconstruction de la grande famille du centre, parmi lesquels Nathalie Colin-Oesterlé pour le Nouveau Centre.

A l’issue des opérations de vote, qui se sont déroulées dans une ambiance très conviviale et amicale, Patrick Weiten, Président du Conseil Général de Moselle, a été élu Président de la fédération à une très large majorité.

Par ailleurs, ont été désignés les conseillers départementaux et les conseillers nationaux dont vous trouverez la liste aux liens suivants :

Liste des Conseillers Départementaux

Liste des Conseillers Nationaux

Agenda

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